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 Extrait (04) - Gallia Lombardi

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Ottar
Kate Watson
Kate Watson
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MessageSujet: Extrait (04) - Gallia Lombardi   Sam 10 Juin - 15:33

Description
Il s’agit ici d’un court extrait mettant en scène le personnage cité ci-dessus.

Si vous le désirez, vous pouvez poster un petit commentaire à la suite de ce fil de discussion.

Bonne lecture ! Wink





Des civils accoururent, tout aussi pressants, quand retentit à son tour une sorte de corne de brume, au loin, dont il ne se souvenait pas avoir jamais entendu le bruit, songeant que devait planer là un grand péril sur les campements car il n’en fut pas fait usage lors de l’attaque des hordes, la veille. Tout autour, chacun s’activait, les enfants étant refoulés vers l’arrière avec une grande promptitude, plus à l’ouest, cependant que les fiers cavaliers boréens et leurs sœurs amazones se rassemblaient avec rapidité, bientôt imités par la jeune magicienne et son vaillant compagnon, prêts en un clin d’œil et juchés désormais sur leurs montures respectives, tout à fait disposés à en découdre, sous un soleil de plomb ou bien à la fraîche, ici ou ailleurs. Sans crier gare, c’est alors que des cavaliers lourds firent irruption, hurlant à la mort sur leur passage et passant par le glaive ceux qui se dressaient sur leur chemin, enfonçant ainsi les frêles lignes de défense, suggérant que les avant-postes, pour avoir laisser passer pareilles furies, étaient sans doute déjà débordés par l’ennemi, ce qui n’augurait rien de bon. Surgissant de nulle part, la grande et majestueuse Arya trucida les Mongoloïdes au fil acéré de son poignard puis bifurqua en faisant signe à Peter et Freyja de la suivre, ce qu’ils firent avec l’ardeur qu’elle leur connaissait.
L’Amazone héla enfin ses frères et ses sœurs d’armes.
- Ils sont des milliers ! leur cria-t-elle. En avant !
Aussitôt, une grande clameur s’éleva de la petite armée et toutes et tous rejoignirent le champ de bataille où, nombreux, les attendaient leurs puissants ennemis. Au bout d’un court instant, la sorcière et le jeune homme se séparèrent de l’Amazone puis aperçurent leurs trois amis cheminer dans leur direction, montés sur leurs coursiers, Michael, l’épée à la main, Lisa et son arc, enfin, Gallia, brandissant deux ninjatō et serrant les poings.
Peut-être étaient-ils même dix fois plus que la veille.
- Faites très attention à vous ! lança la magicienne.
Réunis à nouveau, la petite troupe acquiesça.
- A mon signal… maintenant ! hurla leur ami.
Tous se dispersèrent en bon ordre, Lisa prenant vite place auprès de deux jeunes Amazones et, bandant ensuite son arc, arrosa de concert un groupe de cavaliers lourds, ouvrant la voie à Peter et Michael, chargeant côte à côte à l’épée, achevant l’un à la suite de l’autre un ennemi puis un autre, Gallia projetant un ninjatō en plein milieu du crâne d’un barbare avant de le retirer avec force, du sang mêlé de matière cérébrale maculant la lame, la jeune femme hurlant à son tour, tandis que leur guide prêtait main forte à des mâles boréens en difficulté, enfonçant son épée avec hargne à la hauteur du sternum des hommes de la horde en les égorgeant, évitant de la sorte l’épaisse cuirasse ondulée dont chacun de leurs ennemis était pourvu. Nombre de leurs alliés étaient déjà tombés sous la masse noire avançant vers eux, les submergeant presque, alors même que le combat venait à peine d’être engagé, les cris redoublant tout autour, inondant le champ de bataille où régnait en maîtresse absolue une incomparable fureur, plus vive encore que ce qu’ils avaient vécu par le passé, des tranchées de la Grande Guerre au pont Milvius, de Waterloo à Gettysburg, toutes les rages de ce que la Terre avait porté de guerriers semblant s’être rassemblées ici, sous leurs yeux, la belle Arya elle-même éprouvant toutes les peines du monde.
Gallia s’en aperçut, émue et furieuse à la fois.
- Allez l’aider ! cria-t-elle à ses frères d’armes.
Michael se retrouvait enfin, excité et euphorique à la fois.
- Sans toi, ce serait bien moins amusant ! lui lança-t-il.
Souriant jusqu’aux oreilles, la jolie blonde saisit chacun de ses deux ninjatō, tantôt arrimés à sa taille, tantôt perçant la peau de bête qui lui servait de fourrure, au niveau de chacune de ses cuisses, prêts à l’emploi, comme elle avait pris l’habitude de les disposer depuis plusieurs jours. Tel un toréador, elle planta les deux longues lames dans le buste, les bras, les jambes et le dos de trois ennemis, le Danois achevant le premier avec sa double pique en lui arrachant la gorge par la même occasion et le deuxième de son autre main où il tenait son épée, le troisième bougre périssant de celle de Peter, le décapitant sous le regard de Arya et de quatre jeunes Amazones impressionnées par sa dextérité. Un peu en retrait, la belle Lisa faisait pleuvoir les flèches sur les cavaliers lourds avec plus ou moins de réussite, les cuirasses de ces derniers s’avérant bien plus efficaces que prévu, tandis que la puissante Freyja chargeait encore, la sorcière poussant de longs cris à la face des Mongoloïdes, les effrayant avant que d’aucuns ne refoulent sur son passage. Sur ce, l’un des cavaliers lourds de la horde déborda la jeune femme et sa troupe, armé d’une épée large et plate à la fois, faisant mine de les éviter, puis fondit dans la direction de Gallia qui, à cet instant, lui tournait le dos, aveuglée de surcroît par le soleil.
A vrai dire, c’est une Amazone qui saisit la manœuvre.
- Dispersez-vous ! cria cette dernière, inaudible.
Le vacarme emplissait la plaine, de toutes parts.
- Attention ! hurla à son tour la belle Américaine.
Au dernier moment, la blonde tourna la tête en direction de l’envahisseur puis, écarquillant les yeux, ordonna à son cheval de faire demi-tour, in extremis, ratant de peu de recevoir la lame de métal en pleine figure, le cavalier faisant aussitôt passer son épée d’une main à l’autre et de frapper à nouveau, touchant la jeune femme derrière le crâne, la projetant en avant, sombrant dans l’inconscience, cependant que Tempête s’emballait, tout aussi effrayé que les frères d’armes de la guerrière à l’idée que celle-ci était peut-être mortellement blessée. Le temps sembla alors suspendre son vol, Michael se portant au devant de sa sœur d’armes tout en éprouvant une vive inquiétude, remarquant que Gallia ne bougeait plus, à moitié penchée sur la nuque de son coursier, par ailleurs très agité, du sang s’écoulant de son nez, tentant de la réveiller en lui donnant des coups de poing dans le gras de l’épaule, sans résultat. Craignant d’être submergés à leur tour, la magicienne et le jeune Peter évacuèrent Tempête et son infortunée propriétaire en direction de l’arrière, éprouvant là les pires difficultés à se frayer un chemin parmi une foule d’alliés et de hordes barbares s’entretuant les uns, les autres. Lisa, quant à elle, assurait leur retraite, aidée en cela par deux Amazones et la belle Arya, tout de cuir et de peau vêtue, le visage peinturluré.
Frissonnant presque, celle-ci se porta vers sa jeune alliée.
- Où votre sœur a-t-elle été touchée ? interrogea-t-elle.
Peter retira sa main rougie du derrière de son crâne.
- Elle saigne beaucoup, je trouve, constata-t-il alors.
D’aucuns des cheveux de son amante se détachèrent.
- Cela ne signifie rien ! lui cria Freyja, mal assurée.
Michael tirait sur le mors du majestueux coursier.
- C’est le plat de la lame qui l’a frappée, je pense.
En vérité, tous l’espéraient mais sans trop y croire.
- Comment va-t-elle ? fit soudain Lisa, terrifiée.

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