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 Style

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Ottar
Kate Watson
Kate Watson
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Nombre de messages : 312
Age : 40
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 26/02/2006

MessageSujet: Style   Dim 9 Avr - 14:57

Le style se distingue du genre en cela que si le second figure une catégorie précise de sujets littéraires de nature semblable à laquelle l’œuvre est donc censée appartenir, le premier évoque simplement la manière très personnelle de l’auteur d’écrire en général et d’exposer en particulier pensées, émotions et sentiments au fil du récit, les siens et/ ou ceux des personnages qu’il crée tout le long de pages, de l’intrigue du roman. Je m’efforcerais, en quelques lignes, de définir le style d’écriture qui prévaut dans l’ensemble de la trilogie Les chevaliers et la Walkyrie, ce qui, vous vous en doutez, n’a absolument rien d’évident, d’autant plus que quérir l’avis de chaque lecteur à ce sujet aurait un intérêt certain pour moi puisqu’il me permettrait de savoir comment est perçue mon écriture, de quelle façon, enfin, est appréhendé mon style, par ailleurs en perpétuelle évolution ; aussi créerais-je bientôt un fil de discussion pour recueillir vos impressions sur ce point.

La fluidité
Le découpage, l’enchaînement et le calibrage des scènes rendent le récit plutôt fluide – tout d’abord, je m’efforce souvent, à tout le moins quand cela s’y prête, de faire tomber les scènes sur une parole sibylline, drôle ou évocatrice, une révélation de poids ou un fait inattendu dans le but, bien sûr, de surprendre le lecteur, exciter sa curiosité et maintenir une certaine tension ; à l’instar du découpage des scènes, ensuite, leur enchaînement ne doit rien au hasard et c’est avec un soin particulier que je veille presque toujours à ce que deux scènes consécutives n’aient pas, ne serait-ce qu’un seul personnage en commun [il existe une exception, répétée douze fois dans La revanche du Temple, repérez-la et vous saisirez pourquoi il en est ainsi], ce qui a pour effet, entre autre, de laisser s’exprimer chacun des nombreux impétrants de l’intrigue, collectivement et individuellement, c’est important, ou encore de faire oublier au lecteur tel ou tel des protagonistes pour mieux le rappeler à ses souvenirs en le faisant réapparaître deux ou trois scènes plus loin, fort de nouvelles informations glanées entre deux apparitions ; enfin, mon côté un peu maniaque et carré transpire quelque peu dans le fait que chaque scène fait au moins une page de long et que les plus longues sont souvent celles où les dialogues et l’action abondent, sans excéder les quinze pages.

Un style visuel et descriptif
Est-ce dû à l’influence du cinéma anglo-saxon, des techniques et des procédés de réalisation qui lui sont propres, toujours est-il que, bien souvent, mon style d’écriture est qualifié tout à la fois de visuel et descriptif, en cela que j’attache de l’importance à décrire les paysages, les lieux même et l’environnement immédiat où évolue chacun des personnages, ce qui n’est pas sans rappeler, il est vrai, la façon dont le septième art est techniquement appréhendé de l’autre côté de l’Atlantique [ceci dit, ce n’est pas voulu, tout au contraire s’agit-il simplement d’un style naturel que je n’ai jamais cherché à forcer pour coller à tel ou tel modèle], et, bien sûr, parce que je prends un réel plaisir à dresser de saisissants portraits physiques de mes personnages, ce qui figure une manière pour le moins personnelle de régler une vieille frustration du temps où, enfant, je lisais nombre de romans où l’auteur s’avérait incapable de décrire chacun des impétrants de son œuvre avec suffisamment de précision pour que je puisse en faire le portrait, au moins en esprit ; sur ce point précis au moins, les romanciers d’il y a un siècle s’avèrent bien plus doués que la plupart des auteurs contemporains. J’ajouterais par ailleurs que si les scènes de combat sont aussi réalistes, c’est en partie dû au fait que je les visualise préalablement en esprit, les vivant tout en les décrivant.

Le rôle de la musique
Grâce à sept artistes qui m’ont accordé le privilège de reproduire une fraction ou la totalité de l’un ou l’autre de leurs textes, j’ai pu insérer dans l’œuvre pas moins de neuf titres afin d’illustrer une scène et/ ou préciser l’état d’esprit du moment ou permanent d’un des personnages principaux, ce qui, à cette échelle, est original pour un auteur d’expression française. Par ailleurs, si la musique m’a durablement accompagné lors de la rédaction du premier volet de la trilogie, il m’est arrivé d’écouter un titre en boucle tout en écrivant une scène – ainsi la chevauchée de la scène 69 prend tout son sens si le lecteur écoute The Mass de Era, ajoutant à la beauté de cette dernière.

La profondeur psychologique
Là encore, j’ai veillé à ce qu’à la différenciation manifeste des personnages, volontairement typés l’un par rapport à l’autre sur les plans du physique, du caractère et du tempérament, réponde une certaine profondeur psychologique accentuée par la description de nombre de leurs pensées intimes, émotions et sentiments – tout d’abord, la pensée d’un protagoniste peut être trahie tout à la fois par un geste, une parole ou un comportement manifestement inapproprié à la situation où il évolue à cet instant ; ensuite, chacun des personnages est souvent traversé par des émotions telle la colère, la peur, le doute, la joie, la surprise ou l’enivrement des sens, passant allégrement de l’une à l’autre, non sans qu’il y ait naturellement une raison plus ou moins évidente à cela ; enfin, toute la palette des sentiments éprouvés par les hommes et les femmes de notre espèce est représentée tout le long de l’œuvre, ce qui ne peut que rendre les impétrants attachants et faciliter l’identification du lecteur, l’un ou l’autre des personnages pouvant tout aussi bien être envahi dans le même temps par l’orgueil et l’envie, l’amour et la haine ou la curiosité et la jalousie, ajoutant à sa complexité singulière toutes les contradictions conflictuelles inhérentes à la condition humaine. Sans que cela soit voulu, chacun d’eux semble en quête du surhomme qui sommeille en lui : deviens ce que tu es.

Métaphores, allégories et symboles
Au hasard d’une scène descriptive, de l’illustration de l’état d’esprit d’un personnage ou bien d’un dialogue, les exemples sont légion, il m’est arrivé d’user de métaphores, d’allégories ou de symboles – tout d’abord, parce que utiliser l’analogie permet aisément, pour peu que le choix de celle-ci soit judicieux, de préciser une impression, de définir un sentiment, de colorer un décor matériel ou intérieur [entendez psychique, entre autre], aussi les métaphores sont-elles nombreuses au sein de cette œuvre tout en étant employées à bon escient, recherchées et à tout le moins originales ; ensuite, il m’est arrivé d’avoir recours à l’allégorie [rarement à la parabole], en un style tenant à la fois de la classique métaphore développée de type littéraire et de la figure aboutie dotée d’attributs symboliques [la scène 157 demeurant peut-être la forme la plus construite de ce type d’allégorie employée dans le premier volet de la trilogie] à l’imitation involontaire de celles que nous pouvons voir dans certaines formes d’art comme la peinture ; enfin, le symbole à proprement parler, c’est-à-dire le signe figuratif, animé ou pas selon le cas, représentant un concept qui en est à la fois image, attribut et emblème, est présent tout au long du récit, le plus souvent par ma volonté mais parfois de façon inconsciente, enrichissant l’œuvre et multipliant les grilles d’interprétation.

Une mythologie
Passionné par tout ce qui, de près ou de loin, sort un peu de l’ordinaire, j’ai tout d’abord puisé aux sources de la mythologie nordique puis au cœur de l’imaginaire grec, de la symbolique du Graal définie par la matière arthurienne ou encore de certains récits liés aux différents folklores des peuples européens et enfin au sein d’éléments relatifs à la sorcellerie [le lecteur comprendra à quoi je fais allusion au fil de sa découverte du récit]. Cette manière d’appréhender l’intrigue, lié par bien des aspects au style d’écriture prévalant dans l’ensemble de la trilogie, accouche au final d’un singulier univers propre à cette dernière, une sorte de mythologie à l’intérieur de la mythologie.

Une écriture hybride ?
En dépit d’un certain nombre de tics qui figurent en quelque sorte ma signature inconsciente, tel que l’usage intempestif d’occurrences maladroites [alors, cependant et tandis, entre autre] ou encore la répétition d’attitudes [fixer du regard, sourire ou demeurer attentif] qui sont autant d’hommage à cette perfection que je n’atteindrai jamais, mon style d’écriture est identifiable en cela qu’il mêle une intrigue originale empreinte du contexte tourmenté de ce XXIe siècle naissant à la façon qu’avaient d’écrire les auteurs français du début du XXe siècle, ainsi qu’un de mes bons amis me le faisait récemment remarquer, ce dont je pense qu’il parlera ici bien mieux que moi.


Ainsi se définissent les sept caractéristiques principales du style d’écriture qui est le mien.

_________________


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